《L'Empire de Cendres》CHAPITRE 25 : EROL
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« Vous ferez attention. Du sang coule sur votre uniforme. »
La plaie à sa joue était béante, mais les railleries d’Erol laissèrent Maev de marbre.
Le claquement de ses bottes sur le métal malgré les assourdissantes sirènes de sécurité témoignait de l’avancée inébranlable de la Sainte. Dans le clignotement de l’agressive lumière rouge de l’éclairage de secours, elle semblait se téléporter en avant.
L’archéologue attendait son ennemi de pied ferme. Sa longue épée n’était pas l’arme la plus adéquate dans ce tunnel étroit. Cependant la cuirasse le rassurait, car Maev ne possédait aucune arme.
« Votre arrogance est de toute évidence votre dernier rempart face à la peur, Feuerhammer. Votre langue ne vous fait ainsi jamais défaut ? »
Depuis quelques minutes, les mêmes alertes émanaient en boucle des haut-parleurs. La mise à feu du missile Josias-01 avait été réactivée. Le silo était en train de s’ouvrir.
Mince, Suzanne. Qu’est-ce que tu fais ?
La Sainte s’était arrêtée à quelques pas de lui. L’activation de la roquette ne lui faisait aucun effet.
« Pourquoi n’utilisez donc vous pas votre épée davantage ? » poursuivit-elle tout en gardant une distance avisée.
Chaque seconde perdue compromettait le plan qu’ils avaient mis en œuvre. C’était maintenant à lui de saboter l’installation comme Suzanne l’avait fait autrefois. Si Maev lui barrait la route à cet endroit précis, c’est que son objectif devait être de l’autre côté.
Erol chargea. L’épée siffla puis le métal résonna contre le métal. De la manche de son ennemi sortait désormais une lame acérée qui remplaçait son poing. Elle avait paré son attaque sans aucune difficulté.
Des modules d’amélioration ? Il ne manquerait plus que ce soit un cyborg…
Revanchard, il fit un pas en arrière et tenta une passe sur le côté droit de son adversaire. Ce dernier pallia de nouveau le coup, mais cette fois-ci contre-attaqua aussitôt.
De justesse, Erol avait pu prédire la trajectoire et esquiva à temps. L’arme étrange alla se ficher contre l’une des parois de béton, pulvérisant câbles et armoires électriques. Une gerbe d’étincelles les séparait maintenant.
« Nous voilà malheureusement hors d’atteinte l’un de l’autre, Feuerhammer. Hélas, comme vous l’avez deviné, vous êtes du mauvais côté. »
Vif d’esprit, Erol profita de la seconde d’obscurité proférée par les diodes de sécurité pour dégainer son revolver. Au même moment, l’armoire électrique cracha une gerbe de feu.
« Débordant de ressources », soupira cette dernière avant d’afficher un large sourire.
Le métal en fusion avait atteint son visage, mais elle n’avait pas bougé d’un pouce. La peau brûlée se lacéra laissant entr’apercevoir un squelette métallique. Ses yeux fondus rougeoyaient d’une lueur mauve diabolique.
J’aurai mieux fait de me taire.
Le cyborg cracha. D’un geste il déchira ses vêtements qui prenaient feu, dévoilant son corps artificiel. Sur celui-ci se dessinaient les fines séparations des implants greffés au gré des opérations.
Maev le défiait toujours du regard. Il tenait finalement son combat pour voir ces cyborgs à l’œuvre.
Lorsque la lumière rouge se rétablit, son canon était braqué en direction de la Sainte. L’archéologue aurait aimé faire justice du fil de son épée. Amélioré par des ajouts sophistiqués, le cyborg était trop dangereux au corps à corps.
« Pourrez-vous parer une balle ? »
Sa voix tremblait.
Un coup parti. Puis un autre. Maev roula aussitôt en avant à travers l’incessante gerbe d’étincelles. Un troisième coup toucha son but et un trou apparut dans son épaule.
Le cri de douleur de la Sainte se perdit un râle de colère et elle bondit immédiatement sur Erol qui l’accueillit avec un uppercut. Celui-ci n’atteignit jamais sa cible. Quelque chose l’avait stoppé en pleine course. Une force invisible était en train de lui faire sauter l’articulation de l’armure.
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« Que… ? » balbutia Erol.
La sueur qui dégoulinait de son front l’aveugla. L’infâme craquement des os cédant face au métal ne fut couvert que par son hurlement de souffrance. Un coup de poing du cyborg avait finalement fait mouche et Erol fut jeté sur le côté.
La puissance du choc le propulsa à travers une porte de plexiglas menant à une coursive de maintenance. Toujours dans son fourreau, son épée se brisa. Son corps retomba lourdement sur le sol. Le souffle coupé, il tenta vainement de se redresser. Sa salive avait le goût du sang.
« Min… min… mince, bégaya-t-il avant qu’un flot de fluide chaud ne lui recouvre le menton. J’ai un trou à la place du sternum ! »
L’armure avait pourtant amorti la presque totalité du choc. Le bracelet de la carapace clignotait de rouge à l’unisson avec les diodes. Ce n’était définitivement pas une bonne nouvelle. Le thorax de l’archéologue était en miettes. Ses côtes n’étaient pas en meilleur état.
Il fouilla dans le compartiment de son dos pour saisir l’ultime pilule grise de Sileo. Une fois croquée, la drogue de combat fit effet et il regagna un nouveau souffle.
Un autre voyant lumineux sur son poignet attira son regard. Les réserves d’énergie de l’armure étaient au plus bas. Il lui restait cependant assez de jus pour se relever et réaliser une dernière joute.
« C’était quoi ça ? »
Les pensées d’Erol étaient floues. Un sifflement lui déchirait les tympans et il crut ne jamais trouver la force pour finir de se redresser.
« Marian ne vous a donc jamais montré l’étendue de nos pouvoirs ? Quel gratte-papier ramolli ! » dit Maev à travers l’oreillette de sa propre armure.
Il se releva, mais toujours un genou à terre. Cela tenait déjà au miracle. Il avait perdu beaucoup de sang, mais faisait éternellement face à la Sainte qui apparut à l’entrée de la coursive.
L’épée brisée en main, il était de nouveau prêt à en découdre malgré le pitoyable spectacle qu’il pouvait offrir.
« Le silo ne va pas se saboter tout seul ! » maugréa-t-il.
Contre toute attente, Erol roula en avant. Frappant de sa lame le levier d’activation de la porte, il passa dessous la Sainte qui fut emprisonnée derrière la herse de sécurité.
À quatre pattes il fonça en direction de la gerbe d’étincelles. Se protégeant l’arrière du crâne, il traversa le feu électrique avec l’énergie du désespoir.
« Vous m’oubliez, Feuerhammer ! »
De l’autre côté des flammes, elle avait esquivé la herse. Il la voyait arracher son avant-bras.
Une balle siffla et sectionna un câble au-dessus de la tête d’Erol. Celui-ci disparut dans un nuage de poussière de béton. Une étincelle brûla l’arrière de son casque. Le métal et le plastique fondus rongeaient sa chair.
Il ne sut pas combien de temps il parcourut à travers les couloirs du complexe, mais une chose était sûre, Maev était sur ses talons. L’armure guidait ses pas et avait le mérite de rendre sa course plus rapide et moins fatigante. Mais le système de survie au poignet ne cessait de lui indiquer que ses réserves étaient bientôt à sec.
À chaque pas il sentait son sternum rentrer un peu plus dans son cœur et ses poumons. Tel un message pour son poursuivant, son sang perlait sur le sol.
Les balles et les insultes sifflaient par-dessus ses épaules. Un projectile le heurta à la hanche. L’armure encaissa le coup. Un second vint le frapper au bras gauche. Erol grimaça.
Finalement il arriva à une salle dont le centre de la pièce, un gouffre béant qui démarrait si haut qu’on n’en voyait pas le plafond, devait terminer sa course dans les Enfers aux mêmes.
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L’archéologue avait atteint son objectif. Il éteignit le système de guidage et enleva son casque. Une partie de la chair de son cou se détacha avec lui. Il le jeta contre le haut-parleur le plus proche qui arrêta son infâme mélodie.
Les murs étaient recouverts de pistons rétractés aussi gros qu’un homme. Une indication lumineuse au-dessus de chacun d’eux précisait que le silo était ouvert. Entre les pistons circulait l’alimentation en fluide hydraulique.
Il put remonter celle-ci jusqu’à son terminal de contrôle près d’une porte récemment enfoncée. Là, il y apparaissait un compte à rebours sur la partie de l’écran encore intacte. C’était celui de la mise à feu. Et il indiquait dix-huit minutes.
Il étouffait. L’armure commençait à le lâcher. Du gouffre provenait enfin un vent d’air frais, mais cela ne fut pas suffisant à le remettre d’aplomb. Brisé, l’archéologue tomba finalement à la renverse contre la console. Même la drogue de combat ne pouvait le faire tenir debout.
« La fille a échoué et jamais vous ne pourrez refermer ce silo à temps. Cela est après tout la volonté du Maître de terminer le travail. Ainsi soit-il. »
Maev venait de passer la porte. Le canon de son bras braqué sur lui.
« Vous allez mourir aussi. »
Le compte à rebours était à quinze minutes.
« Moi ? fit Maev. Non. Le Dieu que je sers a juste revu ses plans, mais jamais il n’oubliera ses apôtres.
— Que vous avait-il promis pour que vous le suiviez aveuglément de la sorte ? Pourquoi foncer vers le génocide et votre propre fin ? articula difficilement Erol.
— Il nous avait garanti une âme digitalisée immortelle et aussi puissante qu’un dieu !
— Que voulez-vous dire pas nous ? »
Avec ces dernières forces, il enlevait les morceaux d’armures autour de son bras bionique.
« Cette niaise de Byte ne vous a ainsi rien dit ? rit son interlocutrice. N’a-t-elle donc rien d’autre de mieux à faire que de forniquer avec son ordinateur.
— Vous connaissez la technomancienne ? demanda l’archéologue étonné.
— Je connaissais Marian aussi. C’était mon maître. C’était notre maître à toute les deux. Pendant des années nous avons pillé les mondes virtuels… mais quand le Dieu du cyberespace a finalement eu besoin de lui, il l’a trahi. »
Dans un ultime effort, Erol parvint à se redresser contre la console. La Sainte le mit en joue, le canon droit sur sa tête.
Erol sauta alors sur l’un des pistons. Puis, grâce à la force herculéenne de son bras bionique, arracha la bielle apparente.
Le chargeur de Maev se vida en quelques secondes, criblant son dos. Il sentit les pointes d’acier des balles lui perforer l’armure et lui broyer les vertèbres.
Avec tout le courage qui lui restait, l’archéologue bondit sur un second piston et réitéra l’opération avant que Maev ne le plaque contre le mur où elle l’empala de sa lame. Un effort heureusement inutile.
Toute la couronne de pistons explosa soudainement. Un immense appel d’air lui fit quitter le sol. La Sainte fut aspirée au bord du gouffre quand il lui cassa le bras avec les vestiges de son implant, brisé par son dernier effort.
« Votre fin est proche », cria Maev.
Des serres d’acier lui sortant des épaules avaient stoppé sa course. Dos au sol, sa tête était la seule à pendre dans le vide.
« Ce qui approche c’est surtout l’immense contrepoids. »
Dans un fracas métallique, plusieurs milliers de tonnes d’acier s’abattirent sur le visage de la Sainte. Le corps décapité du cyborg fut ensuite violemment happé dans les profondeurs du complexe.
Le silo était maintenant refermé et ne bougera plus jamais. Si elle avait lieu, l’explosion allait éventuellement être contenue sous terre et les gaz destructeurs avec eux.
Allons mourir là-haut, soupira Erol en arrachant la lame de sa main organique.
Activant le sas de la porte, il ensuite remonta les marches vers la coursive centrale. Derrière l’archéologue, les eaux du lac se déversaient. Elles nettoyèrent le sang et l’huile qui recouvraient le sol.
Mille ans trop tard, le chant des sirènes résonnait dans les coursives du complexe souterrain. Là encore le temps était passé, et cette alerte n’était plus qu’un grésillement sonore couplé de crachats dont les échos faisaient trembler les murs. La fusée allait exploser.
« Suzanne ? Les alarmes sonnent encore ! As-tu pu désactiver l’armement du missile ? » cracha-t-il.
Mais il n’eut aucune réponse.
Dans les couloirs aujourd’hui vides et plongés dans une semi-obscurité, Erol marchait aussi vite qu’il le pouvait. Perdu dans ces méandres glacials sans système de navigation, il tentait de retrouver son chemin vers le centre de recherche.
Il se débarrassa finalement du reste de l’armure qui le ralentissait. Après quelques fausses pistes, il put enfin atteindre le bureau en face de celui de l’ancienne Suzanne. À bout de souffle, il avait gagné le prototype de cryotube.
Il faisait désormais de plus en plus chaud et le moindre effort pour soulever le couvercle du cercueil de verre lui parut inhumain. À mesure qu’il s’engouffrait à l’intérieur, la poussière dévorait sa chair à vif jusqu’au sang.
Une fois le rabat transparent refermé, le bruit des sirènes et le hurlement sauvage des tornades de poussière s’étaient estompés. Il profita de ce calme pour visser une dernière fois son chapeau sur sa tête.
Malheureusement, Erol ignorait totalement comment actionner le module. Seul le système d’alimentation avec son liquide blanchâtre lui était connu.
Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’Erol ne cède finalement à la panique.
« Es-tu enfin en sécurité ? chuchota une voix familière depuis les haut-parleurs situés de chaque côté de sa tête.
— Suzanne ? Suzanne ! C’est bien toi ? As-tu réussi ? »
Jamais il n’avait été aussi heureux. Il en oublia presque la plaie béante de son ventre depuis laquelle ruisselait un flot de sang ininterrompu.
« Erol, je suis désolée. Il n’y a rien que je puisse faire. Malgré mes tentatives, la mise à feu du missile a quand même été lancée… »
Il déglutit. Sa vision se brouillait.
« Tu as pu fermer le silo mécaniquement. Mais la charge est très puissante ».
Elle marqua une nouvelle pause.
« D’après les calculs, les pertes seront minimales à la surface, mais le Josias va bel et bien exploser. Et Renaissance avec. »
Erol toussa, mais suffisamment loin du supposé microphone pour que la jeune femme ne puisse l’entendre.
« Ce n’était pas Tom. Du moins pas le Tom que je connaissais
— Co... comment ? »
De plus en plus faible, l’archéologue ne pouvait plus articuler correctement.
« Derrière tout ça. Ce n’était pas Tom, mais une image fusionnée avec son IA, Jéricho.
— C’est pour ça que j’ai toujours détesté les IA. Rien ne vaut les humains. Comme toi ou moi. »
L’oxygène commençait à manquer. De sa main tremblante, Erol cherchait désespérément le masque de fer.
« Tu lui as fait payer ?
— Je vais m’en assurer. »
C’était ce qu’il voulait entendre. Mais une autre pensée lui vint rapidement à l’esprit.
« Je présume que si tout saute, c’est la dernière fois que nous parlons toi et moi. »
Suzanne resta silencieuse. Il crut avoir perdu le contact, mais celle-ci donna de nouveau signe de vie.
« Je suis vraiment désolée, Erol.
— Bah ! fit-il. Je n’avais pas pour objectif de continuer à gaspiller du dioxygène sur la surface de cette bonne vieille Terre en décrépitude… »
Il sourit, seul dans le noir. Le visage faiblement illuminé par le rétroéclairage des écrans de contrôle du module. Du moins de ceux qu’il n’avait pas tachés de ses doigts couverts de sang.
« Règle son compte à cette IA, c’est tout ce que je demande. Pour le reste, et bien… puisse-t-il rester quelque chose pour se souvenir de nous. »
« Merci pour tout Erol.
— Adieu Suzanne. »
Il enfila le masque avec ces dernières forces puis la température du module chuta brutalement.
L’espace d’un instant, Erol crut voir le visage de la jeune femme par-dessus le sien, au-delà du couvercle de verre. Ses yeux se fermèrent au moment où le sol se mit à vibrer. Il sentit son esprit s’éclipser et tout fut baigné de silence.
Octave, sombre crétin d’étudiant...
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